My KEAZ est l'application de banque digitale du groupe Orabank — présente dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, pensée pour les particuliers et les entreprises. J'ai initié ce redesign après avoir ouvert mon propre compte : les opérations les plus simples — consulter son solde, faire un virement — nécessitaient plus d'étapes dans l'app qu'en agence. J'ai redessiné entre 10 et 20 écrans couvrant les parcours principaux.

En utilisant l'app au quotidien, j'ai buté sur le même mur que les autres utilisateurs : les actions les plus fréquentes — solde, transfert, paiement — étaient enfouies dans des menus imbriqués. Les avis Playstore et les retours de proches confirmaient ce que je vivais moi-même. L'app existait, mais elle ne remplaçait pas la banque — elle y renvoyait.
Le vrai problème n'était pas l'esthétique — c'était l'architecture. J'ai décidé de restructurer l'expérience autour d'un principe simple : ce que l'utilisateur fait tous les jours doit être accessible sans réfléchir. Tout le reste vient après. Cette décision a dicté la hiérarchie de l'écran d'accueil, la tab bar, et la simplification des parcours transactionnels en 3 étapes fixes.
Écran d'accueil comme tableau de bord — Solde visible dès l'ouverture, 4 actions clés immédiatement sous la main (Recharge, Transfert, Paiement, Mini Relevé). Zéro défilement pour l'essentiel.
Navigation restructurée — La tab bar recentrée sur les outils secondaires réels : Carte, GAB, Notifications, Paramètres. Ce qui est fréquent remonte, ce qui est rare descend.
Parcours en 3 étapes — Transfert et paiement réduits à une séquence fixe : Destination → Montant → Confirmation sécurisée. Plus de menus intermédiaires, plus de points de sortie non voulus.
Wording et iconographie fonctionnels — Distinction visuelle et textuelle entre Recharge (argent entrant) et Transfert (argent sortant). Deux actions, deux intentions, deux designs distincts.
“Ce projet est parti d'une frustration personnelle, vérifiée auprès d'autres utilisateurs. Sur une app bancaire, la complexité perçue coûte de la confiance. Réduire le nombre d'étapes n'est pas un choix esthétique — c'est ce qui détermine si l'utilisateur revient ou retourne au guichet.”




